Critique Ciné d'un jour #2 - Gone Girl

11/13/2014



Hier, profitant du fait d'être rentrée plus tôt que d'habitude, j'ai été voir Gone Girl accompagnée de LovaLova. Ca faisait quelques temps maintenant que j'avais repéré ce film, mais n'ayant pas pour réflexe d'aller au cinéma, je n'étais pas très convaincue. 

Gone Girl de David Fincher, c'est ça :
"A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?"
La Bande Annonce est à la fois rythmée et intrigante, on sent vite que ce n'est pas un film policier classique. On a envie d'en savoir plus, de découvrir ce que nous réservent les 2:29 de film, ce que camoufle l'intrigue. 

Maintenant, place au film et à mes impressions, si vous le voulez bien.



SANS SPOIL :
Dans les toutes premières scènes, j'ai eu un peu de mal à me faire à la danse des dialogues si bien orchestrée. Je trouvais tout ça trop propre, trop calculé, pas assez authentique. Puis j'ai lâché du leste, me suis détendue et ai profité du film. 
Si je devais résumer ce film, je dirais que la présumée irréprochable Amy Dunne est portée disparue, et que les soupçons se tournent aussi vite que naturellement vers son mari maladroit, accablé par les indices. Vous vous doutez bien que les apparences sont trompeuses et que les choses sont bien plus complexes que ça.
J'ai beaucoup apprécié la tournure que prennent les événements, que j'ai trouvé très intéressante (je ne vous en dis pas plus, promis). 
La sublime Rosamund Pike, que je ne connaissais pas jusqu'alors, joue très bien la si classe Amy Dunne et le décalage avec un Ben Affleck un peu gauche donne une certaine dimension au film.



AVEC SPOIL :
A dire vrai, en écrivant cet article, c'est surtout cette partie que je tenais à développer. Car malgré toute la justesse de la réalisation de ce film et la façon dont il m'a transporté, je suis sortie de la salle avec un goût amer dans la bouche. En effet, la féministe qui est en moi n'a pas été satisfaite. Pire, elle s'est même un peu mise en colère. Parce qu'en tournant les choses de cette façon, en faisant d'une présumée victime de violences aussi bien sexuelles que physiques, une parfaite menteuse, manipulatrice, calculatrice et sociopathe, on participe à l'alimentation d'un fait réel : la société accable les victimes, les teste, les juge, les pointe du doigts, les humilie et dédouane les bourreaux, en les humanisant, leur trouvant mille prétextes. Et c'est ce qui arrive une fois de plus ici. 
L'homme est un gentil benêt, un peu maladroit et qui n'a pas su gérer la crise qui prenait le dessus sur son couple autrement qu'en trompant sa femme, mais qui apparaît sympathique et qui sait nous rallier on ne peut plus facilement à sa cause. 
La femme est une givrée prête à tout pour venger son honneur, y compris calculer de sang froid un horrible mensonge : les violences dont elle prétend avoir été victime sont bien évidemment fictives, et la victime se retrouve bourreau. 
LovaLova, lorsque je lui ai exposé mon point de vue, - sûrement un peu agacé - m'a conseillé d'arrêter de tout politiser. Mais si je déposais sagement mes valeurs et mes idées à la porte chaque fois que ça m'arrange, pourrais-je encore me permettre de prétendre les défendre ? 

En résumé : Gone Girl vous fait passer un bon moment, et malgré ce "petit" bémol, je ne regrette absolument pas de l'avoir visionné, bien au contraire. J'ai aussi apprécié la dimension psychologique de ce film, qui tient à elle seule le plus clair de l'intrigue. Puis l'apparition de Neil Patrick Harris ne pouvait que rehausser ce film déjà au top !

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1 commentaires

  1. j'ai enfin prit le temps de lire ton article, mais je comprends pas bien ou tu veux en venir dans ton interprétation, pour toi ici la victime c'est le mari ? si c'est le cas alors on est d'accord! sinon, je comprends pas haha
    moi ce que j'ai beaucoup aimé dans ce film, a part l'intrigue principale, c'est l’interprétation de l'importance des médias aux USA (le fameux quatrième pouvoir) puisque toute l’enquête, le dénouement etc.. est orchestré par les journaux et la télé. Et on se fait prendre au jeu, puisque nous aussi on est tour à tour du côté de Nick ou de celui de Amy, en fonction de ce qu'on nous montre, de ce qu'on nous fait croire, j'ai trouvé ça vraiment intéressant

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