#STOPHARCELEMENTDERUE

4/27/2014




J'ai vu passer le Hashtag #Stopharcélementderue dernièrement, et bien que je ne sois pas très branchée hashtags, celui ci a su m'interpeller, surtout lorsque je l'ai découvert accompagné de la photo d'un tract distribué dans la rue lors d'une réunion du collectif. Un tract que j'aurais aimé que l'on me propose, à la place de ces montagnes de fly pour diverses soirées auxquelles je ne me rendraient jamais. Un tract utile, déculpabilisant, clair, concis, qui ne dramatise pas. Un tract qui a de l'impact, en somme. Alors oui, il est très formel, mais le lire m'a remis les idées en place et m'a rappelé (même si j'en ai déjà bien conscience) que je ne suis pas fautive en cas de harcèlement. 
J'ai le droit légitime d'imposer mes limites à mon harceleur, et de le catégoriser en tant que tel. Je ne dois plus minimiser les interpellations régulières que je subis en tant que femme, et ne dois plus baisser la tête. J'ai le droit de déambuler dans l'espace collectif qu'est la rue, habillée/maquillée comme je le souhaite sans avoir à m'en justifier. Je n'ai plus à baisser la tête, ignorer pour ne pas envenimer. Et merci à ce tract de m'avoir remis tout ça en tête, et m'avoir mis les cartes en main pour réagir au mieux face aux harceleurs de rue. 
Ce tract, j'ai décidé de vous le retranscrire ici. Parce qu'il est bon de le lire, et de l'imprimer dans la case "réflexes" de son cerveau.

J'ai hésité avant de publier cet article, car je ne vous sens pas très réceptives à ma rubrique "féminisme", dans le sens le plus large du thème possible, mais j'espère qu'il vous fera au moins un effet aussi positif qu'à moi.


Vous êtes harcelée

Non c'est non ! Dites exactement au harceleur ce que vous voulez. Par exemple "éloignez-vous !". Parlez d'un ton assuré et sans formule de politesse.
Un commentaire n'est pas un compliment ! "Je ne vous demande pas votre avis, laissez moi tranquille !"
Les scandales sont utiles Si vous vous trouvez au milieu d'une foule, désignez le harceleur et parlez fort "Vous, avec la chemise bleue, arrêtez de me toucher/me dire ces choses".
Vous n'êtes pas seule ! Dans un bar, un restaurant, dans le train, prévenez un responsable, demandez de l'aide à côté de vous, s'il le faut CRIEZ.
Votre téléphone est utile ! Prenez le harceleur en photo ou appelez la police (ou faites semblant).
Joute verbale ! Il s'agit de refuser d'être humilié-e. Dites ce que vous avez à dire et puis partez. 

Vous êtes un-e passant-e

Ne tolérez pas ! Si un ami à vous harcèle quelqu'un dans la rue, dites lui clairement que sa remarque ou son geste est déplacé et demandez lui d'arrêter.
Intervenez ! Si vous voyez un harcèlement dites à la personne "Ce que vous faites n'est pas normal. Arrêtez de parler à cette personne !"
Dissuadez ! Asseyez vous à côté du harceleur dans le métro ou abordez le sous prétexte futile, demandez lui l'heure par exemple, et attardez vous.




Vous pouvez dès à présent retrouver le collectif sur facebook ou twitter



Puis pour ceux qui se demanderaient, le mec sous le sac, c'est LovaLova, et la photo, c'est moi qui l'ai prise, et vous pouvez même la retrouver sur mon Tumblr. 



Et vous, des "anecdotes" de harcèlement de rue ?




Puis entre deux articles, retrouvez moi sur
Instagram ♡ Twitter ♡ Facebook ♡ Pinterest ♡ Tumblr

You Might Also Like

11 commentaires

  1. Je suis étonnée qu il n'y ait pas de commentaire sur cet article, parce que je l ai trouvé très intéressant, je ne me suis jamais sentie l âme d'une féministe mais l'actualité a su me faire sortir de mes gonds et prendre conscience de ce qui se passait et que je ne voyais pas, de ce que je prenais pour quotidien et qui n est pas normal ...
    Je pense qu il faudrait juste rajouter quelque chose au point "vous n etes pas seul", afin de se protéger de l'effet témoin (plus les témoins sont nombreux, moins ils réagissent car ils se partagent la responsabilité et la transfert vers d'autres) il faut alpaguer les gens : il faut qu ils se sentent concernés, crier n est pas certaines fois suffisant malheureusement.

    Ah .. en fait je suis bête, si il n y avait aucun commentaire jusque là c'est parce que ton article vient juste d'être publié. Je vais me recoucher ..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout d'abord, j'aime beaucoup lire tes commentaires par ici. ça fait du bien de lire des réactions sur cette facette du blog, plus engagée. Et c'est encore plus agréable sachant que tes réactions sont pertinentes.
      Je suis d'accord, on est beaucoup à avoir le réflexe de rejeter le féminisme, le laisser aux autres, mais finalement, c'est à nous touS qu'il appartient.
      Et oui, c'est triste mais vrai, les témoins ont une fâcheuse tendance à détourner les yeux...

      Supprimer
  2. j'ai lu un article hier dans un magazine sur un type à Londre qui s'amusait à prendre les filles en train de déjeuners dans le métro,la bouche bien ouverte,ou le sandwhish bien dégoulinant..il les postaient sur les réseaux sociaux avec des commentaires désobligeant style " grosse cochonne "
    "orifice ouvert " etc....les filles en avait marre,elles on fait une manif dans le métro,et l'on bombarder de bouffe...elles l'on pris en photo et hop.

    c'est assez fou . Comme la pauvre fille,agrésser dans le rer parisien,les gens n'on pas bouger,malgrès ses cris...désolant.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La femme ne mérite, malheureusement, aucune réelle considération pour la société. Et les faits que tu relates en sont clairement la preuve. C'est à tous de lutter pour un monde plus respectueux de l'autre, quelque soit son sexe, sa couleur ou sa classe sociale. On est des humains avant d'être rangés dans de petits compartiments. :)

      Supprimer
  3. Salut, en plus d'aimer beaucoup tes photos, je me suis donc permise de te tagguer au Liebster Award, si tu veux voir c'est sur mon blog http://cadavreskis.blogspot.fr :)

    RépondreSupprimer
  4. Vendredi soir 22h un copain me propose de le rejoindre dans un bar associatif. A 10 min de chez moi. Je comprend juste qu'il va falloir que je traverse cette fameuse place, celle que j'avais prise en journée et sur laquelle on m'avait abordé une dizaine de fois. Mais cette fois je lève la tête. J'ai mon écharpe xxl un pauvre jean et mes talons compensés. Pas de raisons qu'on m'agresse. Premier pas et déjà une remarque " t'es charmante " " désolé mais tu peux me laisser tranquille s'il te plait ". J'avance. Et là je vois une dizaine de petits groupes de garçons. Je marche vite. Et lez remarques s'enchaînent. " tu suces ? Toi je te violes ! Viens avec nous ! ". Puis un des mecs fait un signe à ses copains de la tete. En quelques secondes j'étais encerclés par 6 mecs. Qui se collaient de plus en plus à moi. Aggripaient mon sac. J'étais juste tétanisée impossible de faire quoi que ce soit à part tracer. Et là je vois l'ami que je devais rejoindre sur le trottoir en face de moi. J'ai courru. Il n'a rien vu. Et les mecs se sont arrêtés en m'insultant. " sale pute de raciste on va t'attraper un jour et tu verras. " Je n'ai pas tout dis à mon ami de peur que ça finisse mal. Je suis rentrée 15 min après. Je me sentais sale. Je ne comprendrais jamais pourquoi on a droit à ce genre de remarques. Répondre oui. Mais quelle garantie avons nous quand nous sommes seules que cela n'envenime pas les choses ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis d'accord, je pense qu'il faut adapter sa réaction au contexte. Une fois, on m'a raconté que la clé pour se dépatouiller de ce genre de situations, c'est de surprendre ses agresseurs, sans craindre de paraître stupide. Des cris d'animaux, de fausses incantations, ou ce genre de bizarreries, je pense que ça a tendance à refroidir ! ;)

      Supprimer
  5. Un jour, je vais à la fac, suis obligée de passer par une rue assez mal famée. J'ai pas envie de faire 15000 détours, je passe quand même tout en sachant pertinemment que je vais me faire emmerder.
    Un mec se pointe, se cale devant moi, me forçant à m'arrêter face à lui et me sort tout de go: "tu serais dispo pour boire un verre?" je réponds poliment que non, je dois aller en cours.
    Il insiste, je lui dit que je n'ai vraiment pas le temps, il me gueule dessus: "de toute façon je t'aurais pas baisée, t'es bien trop moche. En plus t'es grosse, dégage salope."

    J'en ai au moins 5 ou 6 des histoires comme cela. Et je n'ai que 28 ans.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je te remercie d'avoir pris le temps de relater cette histoire. Je pense que c'est bien que l'on témoigne, en tant que femmes, et qu'on ai bien conscience que nous n'avons pas à avoir honte. Nous ne sommes pas fautives.

      Supprimer
  6. si si nous sommes réceptives (je mets au féminin du coup, même si le féminisme c'est pour tout le monde tout ça) à ta rubrique féministe, j'adorerais voir plus d'articles sur le sujet perso !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup :) Je me suis permise d'écrire au féminin simplement car je suppose mon lectorat essentiellement composé de filles (en tout cas, je n'ai de traces que de nenettes).
      Tout ça pour te remercier pour ton soutien ! :)
      Je vais tenter d'en réécrire bientôt !

      Supprimer

Merci pour ce petit mot !

Like us on Facebook

Instagram